Dans la nature

Lorsque je suis fatiguée, et même si l'envie me manque sur le moment, j'essaie de mettre mon corps en mouvement. De ne pas rester assise trop longtemps, d'éviter les écrans surtout. L'une des activités qui me plait le plus, dans ces instants où la fatigue m'incite à me blottir sous un plaid, c'est d'aller marcher dans la nature. J'ai la chance d'avoir un superbe parc naturel à côté de chez moi. Alors, tout à l'heure, j'ai enfilé mes chaussures, ma motivation toute vibrante dans mon corps, et je suis allée me balader avec ma maman. 

En arrivant sur les lieux, je me suis sentie bien. Immédiatement, en sortant de la voiture, mon attention s'est fixée sur les bruits que j'entendais, plus particulièrement le chant des oiseaux. C'était incroyable de n'entendre qu'eux. Puis, d'autres sons, plus discrets, se sont invités : le doux bruit des feuilles caressées par le vent, les rires d'un enfant, des conversations au loin. J'ai apprécié de sentir l'air frais sur mon visage, de respirer à plein poumons. J'ai contemplé avec des yeux émerveillés cette nature sauvage. J'ai soupiré face à ces arbres abîmés par la tempête, j'ai levé mes yeux sur ce ciel gris clair, j'ai cherché les couleurs des fleurs encore timides. Je me suis approchée un peu plus encore pour admirer les écorces, la mousse des arbres, leurs contours, j'ai été intimidée par leurs silhouettes imposantes. Les yeux fermés, je me suis concentrée quelques instants sur le clapotis de l'eau. Je me suis imprégnée de cette atmosphère singulière. Après avoir fait de la balançoire, entraînée par mon âme d'enfant toujours présente, j'ai croisé une petite calèche qui faisait la joie de deux petites filles. J'ai admiré les cygnes, j'ai aperçu des chevaux dans un pré immense et j'ai entendu des canards s'en donner à cœur joie. Je n'ai pas croisé beaucoup de monde, mais à chaque fois un "bonjour" résonnait discrètement, accompagné d'un gentil sourire, comme pour ne pas trop perturber la quiétude des lieux. 

Une fois la ballade terminée, les joues légèrement rosies, toutes fraiches, j'ai remarqué que mon corps était plus détendu, que je me sentais plus en forme. J'étais surtout heureuse de m'être accordé ce temps, de l'avoir partagé avec ma maman. La fatigue s'en était allée, laissant place à la légèreté. 

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